l'avion est abattu l'armée francaise


Crash de la Yemenia Airways aux Comores : Sanaa accuse l'armée française d'avoir abattu l'Airbus


« L'Airbus A 310-300 qui assurait le vol IY 626 de Yemenia Airways entre Sanaa et Moroni, aux Comores, le 30 juin dernier, aurait été abattu par un missile tiré par erreur par la marine française » selon les autorités yéménites, citées par plusieurs sites d'information. Selon ces informations que les ambassades françaises à Sanaa et Moroni ne démentent pas, le Yémen devrait exiger de Paris l'indemnisation des familles des victimes (152 dont 11 membres d'équipage) ainsi que la compagnie yéménite pour les pertes subies, notamment après sa suspension en France.

L'hypothèse du missile semble plausible, d'autant plus que les autorités comoriennes affirment que la marine française effectuait des man½uvres militaires dans la zone de l'accident à cette époque. Ce que l'ambassadeur français aux Comores aurait reconnu officiellement.


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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 07:21

Yemenia: les boîtes noires sont endommagées, selon les enquêteurs comoriens

Les boîtes noires de l'Airbus A310 de la Yemenia Airways qui s'est abîmé le 30 juin dernier au large des Comores ont été "endommagées", a annoncé vendredi le responsable de la commission d'enquête comorienne participant à l'étude des boîtes avec le Bureau d'enquêtes de d'analyses (BEA) de l'Aviation civile française.

Dans un communiqué, Mohamed Ali Abdou précise que les travaux sur les deux enregistreurs retrouvés fin août au fond de l'océan Indien ont débuté lundi. "Après ouverture des enregistreurs et séchage des cartes mémoire, les enquêteurs ont constaté qu'elles avaient été endommagées dans l'accident; ils s'attachent actuellement à récupérer les données".

La commission d'enquête "rappelle qu'à ce stade aucune explication des causes de l'accident n'est encore possible". Le vol YF626 reliant Paris à Moroni via Sanaa s'est abîmé dans l'océan, entraînant la mort de 152 personnes. Une adolescente avait survécu. AP
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# Posté le vendredi 04 septembre 2009 09:51

La honte de la République

La honte de la République
Jusqu'où ira l'inacceptable ? Dans la nuit de lundi, le naufrage d'une embarcation qui naviguait vers Mayotte a, selon Radio Comores, entraîné la mort d'au moins 5 personnes, dont un nourrisson et un enfant d'à peine un an. Près de 20 personnes demeurent portées disparues.


« Kwassa-kwassa » : ces barques d'infortune, au moyen desquelles des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants effectuent chaque année des traversées entre les îles de l'Union comorienne et Mayotte sont désormais macabrement célèbres dans notre région.
Chaque année, plusieurs centaines de personnes trouvent la mort en tentant de traverser les 70 kilomètres qui séparent Mayotte d'Anjouan. À l'origine de ce désastre, la difficulté pour les citoyens de l'Union comorienne de se rendre légalement à Mayotte, du fait d'une législation inadaptée et des durcissements successifs de la répression. En arrière-plan du drame des kwassa-kwassa demeure la question fondamentale de la décolonisation inachevée des Comores, et de la responsabilité de la République dans le traitement humain du problème des échanges humains dans l'archipel.

Un drame créé de toutes pièces

La possibilité pour les Comoriens de se rendre dans l'île de Mayotte est limitée par des mesures juridiques et policières dont la sévérité s'est accrue au cours des quinze dernières années. Déstabilisés par les mouvements sociaux qui ont secoué l'île en 1993, des responsables politiques mahorais mis en cause ont alors eu tendance à désigner les étrangers comme boucs émissaires.
Le 18 Janvier 1995, les autorités françaises imposaient un visa aux Comoriens désirant se rendre à Mayotte. Les durcissements successifs, en 1997 et 1998, des conditions d'obtention de ce document – surnommé « visa Balladur » – n'ont ni interrompu ni diminué les déplacements entre les îles. En revanche, cette politique de fermeture a eu pour conséquence logique le développement des réseaux de passeurs contraints à la clandestinité, au détriment des conditions de sécurité. Ainsi, c'est la législation française elle-même qui est seule cause de l'apparition des kwassa-kwassa et du flux d'immigrants « clandestins ». Le nombre de ces derniers est d'ailleurs accru par les multiples infractions aux procédures de régularisations observées sur le territoire mahorais devenu, selon la formule du « Collectif migrants Mayotte », une « fabrique à sans-papiers ».
Contrairement à une idée reçue, les déplacements entre les Comores et Mayotte ne procèdent pas uniquement d'un flux migratoire à proprement parler.
S'il est vrai que de nombreux Comoriens se rendent à Mayotte dans l'espoir d'y trouver un emploi et une vie meilleure, les échanges humains entre les îles – plus particulièrement entre Anjouan et Mayotte – résultent de liens familiaux, culturels et économiques qui font partie du système social spécifique à cette aire culturelle.
Ainsi, dans l'île d'Anjouan, il arrive que le nombre de candidats à la traversée s'élève à 500 pour une seule journée par mer calme... la plupart des voyageurs n'effectuant qu'un court séjour à Mayotte, souvent pour des visites familiales, avant de regagner leur île. Ainsi, les restrictions draconiennes à la libre circulation imposées par les Gouvernements français successifs ont pour effet de briser des réseaux de coutumes, de solidarité et de déstructurer de plus en plus un ensemble humain cohérent.

Assumer les responsabilités d'une décolonisation inaboutie

Cette évolution s'inscrit dans le contexte particulier de la décolonisation inachevée de l'archipel des Comores. On sait qu'à l'inverse des îles d'Anjouan, de Mohéli et de Grande Comore, qui ont le 6 juillet 1975 accédé à l'indépendance dans le cadre de la République islamique des Comores, l'île de Mayotte est demeurée française, d'abord sous le statut de collectivité territoriale, puis de Département d'outre-mer après le référendum du 29 Mars 2009.
Malgré plusieurs résolutions internationales – dont la dernière en date adoptée par l'ONU le 28 Novembre 1994 – l'intégration de Mayotte à la république française s'est poursuivie, impulsant un processus d'assimilation qui ébranle aujourd'hui les bases culturelles et sociales de la société mahoraise. Cette acculturation est encore accrue par une politique migratoire qui coupe les Mahorais de leur environnement géographique et humain.
Au regard de cette situation, la tragédie des kwassa-kwassa soulève la question centrale de la responsabilité de la France, qui, aux yeux du droit international, occupe illégalement l'île de Mayotte. En criminalisant les mouvements de populations au nom de règles qu'elle n'ont pas de légitimité à imposer, les autorités françaises rajoutent l'injustice à la violation de la règle internationale ; en prétendant ½uvrer à la stabilité de la société mahoraise par la régulation de l'immigration, elles ne font que se prévaloir de leurs propres turpitudes.
De manière immédiate, c'est à elles seules qu'il incombe de mettre fin immédiatement au scandale des kwassa-kwassa.

Geoffroy Géraud

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# Posté le vendredi 04 septembre 2009 04:11

Crash A310: erreur de pilotage probable

Le gouvernement français privilégie de plus en plus la thèse de l'erreur de pilotage pour l'accident de l'Airbus A310 de la Yemenia, ayant fait 152 morts le 30 juin dans l'Océan indien près des Comores, selon deux responsables français s'exprimant sous couvert d'anonymat. "Il semble qu'il y ait eu une erreur de pilotage", a indiqué à l'AFP l'un d'entre eux. Un deuxième responsable français a aussi évoqué cette semaine cette même thèse devant un journaliste de l'AFP.

L'état de l'avion - qui ne répondait pas aux normes de sécurité européennes - avait rapidement été avancé pour expliquer la catastrophe, mais pour l'instant cette explication n'a pas été validée par l'enquête. Les causes de l'accident - duquel seule une adolescente de 13 ans, Bahia Bakari, a survécu - ne sont toujours pas connues officiellement. Les boîtes noires de l'Airbus A310 de la Yemenia sont depuis le 31 août en France pour être examinées, selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Elles sont arrivées avec l'enquêteur principal chargé de ce dossier au BEA et les enquêteurs comoriens.

Les enregistreurs de vol - l'enregistreur phonique (Cockpit Voice Recorder, CVR) et l'enregistreur de paramètres (Flight Data Recorder, FDR) - de l'Airbus A310 ont été récupérés fin août.
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# Posté le vendredi 04 septembre 2009 04:04

Crash de l'A310 de Yemenia Airways. Récupération des enregistreurs de bord

Le navire “Edt Ares” de la compagnie américaine Phoenix qui effectuait les opérations de recherches des boites noires de l'A310-300 de Yemenia Airways, est entré au port de Moroni ce matin du samedi 29 août avec les deux enregistreurs de bord.
En mouillage au large des côtes nord-ouest de la Grande-Comore, zone du crash de l'Airbus, depuis le 20 août l'opération a été effectuée dans les délais des dix jours fixés.
Jusqu'à hier matin, les enquêteurs avaient annoncé la localisation de “l'enregistreur de paramètres”, le Flight Data Recorder (FDR).
Le navire avait embarqué des Comoriens, des Yéménites et des Français, en plus de son équipage. Et aussi il y avait à bord un robot pouvant atteindre une profondeur de 6 milles mètres et soulever une charge d'une tonne.
La commission d'enquête sur l'accident est conduite par les autorités comoriennes, avec notamment le soutien technique du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français qui a mis en place les moyens des recherches. Le coût de l'opération est estimé, selon des sources proches de l'enquête, à 2 millions d'euro.
La commission avait annoncé le 23 août avoir retrouvé des éléments de l'épave de l'appareil et les corps de six victimes.
C'est dans la nuit du 30 juin que le vol IY 626 de Yemenia Airways, en provenance de Sanaa, s'est écrasé aux larges des Comores lorsqu'il tentait une deuxième approche de la piste d'atterrissage à cause de mauvaises conditions météorologiques.
152 personnes disparues et une survivante, une adolescente de 13 ans, Bahia Bakari, est le bilan du crash le plus meurtrier des Comores.
alwatwan
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# Posté le samedi 29 août 2009 15:20

Bahia, la rescapée, raconte le crash aux Comores

Bahia a accepté de s'exprimer au micro d'Europe 1. L'unique rescapée du crash l'A310 de la Yemenia, au large des Comores le 30 juin dernier, évoque les souvenirs qu'il lui reste.


"Je me souviens que j'étais assise à côté de ma mère, qu'elle était fatiguée", raconte Bahia Bakari au micro Europe 1 de Marc-Olivier Fogiel. Bahia Bakari, aux côtés de son papa, a accepté de reparler du crash de l'avion qui devait l'amener aux Comores avec sa maman.

Peu de temps avant l'atterrissage prévu aux Comores, le personnel leur demande d'attacher leur ceinture et puis, la jeune fille raconte : "Je regarde par le hublot et je vois comme l'avion tremble. Je trouve cela bizarre. Le précédent atterrissage, ça ne faisait pas ça".

Des cris de femmes dans l'eau

Et puis, plus rien. "Je me suis retrouvée dans l'eau, j'ai senti comme du courant. Je me suis accrochée à un débris d'avion à côté, le plus grand. J'entendais des femmes qui criaient à côté, qui appelaient à l'aide. Mais je ne les voyais pas d'où j'étais", explique la jeune fille qui s'apprête à faire sa rentrée scolaire en classe de 4ème.

Bahia est restée 8 heures dans l'eau. "Quand je me suis retrouvée dans l'eau, je me suis dit, il faut que je reste éveillée et ils ne vont pas tarder à arriver mais je voyais rien. Je me suis endormie et le matin, j'ai gardé espoir mais après je me suis dit c'est bon (il n'y a personne pour me soutenir)", explique-t-elle.

Marc–Olivier Fogiel est revenu sur l'épisode de l'hôpital de Moroni: "Au début on m'a dit, ta mère ne va pas tarder, un psychologue est venu et m'a expliqué qu'elle ne viendrait pas parce que j'étais la seule rescapée". C'était il y a deux mois.

# Posté le mardi 25 août 2009 13:14